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Question du lundi n°7

Où en est la pétition pour sauver les médicaments homéopathiques ?

Une partie de la réponse se trouve dans les informations relevées cette semaine :

- Un courrier a été envoyé par le Syndicat National des Médecins homéopathes français qui défend l'interprétation de la directive européenne sur les médicaments homéopathiques

Extrait de ce courrier:

"MÉDICAMENTS HOMÉOPATHIQUES: HALTE A LA Désinformation

Le Syndicat national des médecins homéopathes entend dénoncer la campagne de désinformation lancée par un quarteron de médecins homéopathes - qui ne représentent qu'eux-mêmes - sur une supposée disparition programmée de 75% des médicaments homéopathiques.

Ces informations et ce chiffre ne reposent sur rien, si ce n'est sur la volonté d'affoler, inutilement, les médecins prescrivant de l'homéopathie et leurs patients.

Syndicat représentant l'ensemble des médecins homéopathes, le SNMHF tient à rappeler les fondamentaux de ce dossier :

Une directive européenne de 1994 impose aux états de l'Union européenne de réévaluer la pharmacopée autorisée sur leur territoire. Transposée en droit français, cette directive s'applique aussi aux médicaments homéopathiques à raison d'un dossier par souche*. La procédure devrait durer au moins jusqu'en 2015. Les 1163 souches actuellement remboursables disponibles sur le marché français ont commencé à être passées au tamis de l'Agence nationale de la sécurité du médicament (ANSM). A ce jour, moins de 200 souches ont été évaluées et seulement 27 représentant moins de 1% du volume des prescriptions ont été retoquées. Et, il est important de souligner que tant qu'elles ne sont pas analysées par l'Agence du médicament, les souches remboursables restent disponibles et ouvertes à la prescription. Les souches non remboursables - au nombre de 2000 - restent également disponibles.

......

Le SNMHF demande à l'ANSM et aux laboratoires pharmaceutiques d'être plus transparents et de faire circuler l'information sur l'évolution des autorisations auprès des médecins et des pharmaciens, ce qui éviterait les tentatives de désinformation.

Sur le fond, le SNMHF considère que cette évaluation est un passage obligé autant qu'utile pour conforter la crédibilité des médicaments homéopathiques. En effet, par leur validation par l'ANSM, les médicaments homéopathiques reçoivent un brevet officiel d'efficience..........."

D'autres médecins ne sont pas en accord avec cette position et ont été reçus par la sous directrice de la Direction Générale de la Santé et le Professeur Lyon-Caen

Ces informations sont à lire sur Egora .fr . le blog du "Panorama du médecin"

Extrait d'un article du 28 juin 2013:

Homéopathes à l'Elysée : “On nous a demandé de poursuivre notre action”

Le docteur Jean-Michel Alexis, généraliste homéopathe dans le Var et trois de ses confrères, ont été reçus jeudi par Catherine Choma, sous directrice de la Direction générale de la santé (DGS), et par le professeur Olivier Lyon-Caen, conseiller pour la santé de François Hollande.

Ils protestent contre la transposition en droit français d’une directive européenne imposant aux médicaments homéopathiques une AMM pour chaque remède, alors qu’ils bénéficiaient jusqu’ici d’une AMM globale.

"Tout s’est très bien passé, assure à egora.fr, Jean-Michel Alexis. Monsieur Lyon-Caen nous a demandé de poursuivre notre action et le ministère de la Santé est disponible pour que nous prenions tous les rendez-vous nécessaires."

Au programme de ces discussions jeudi dernier, une enquête de la DGS et un projet de décret.

La DGS va chercher à comprendre pourquoi la France est le seul pays à appliquer cette directive européenne, explique le docteur Alexis.

Quant au décret, il devrait prévoir qu’une AMM globale soit consentie pour les dilutions de 12 à 30 ch. Un juriste, invité par Mme Choma au rendez-vous va d’abord s’assurer qu’un tel texte de loi serait en conformité avec la législation européenne...

Chacun a de bonnes raisons de se défendre et à sa manière de défendre la médecine homéopathique et sa pharmacopée mais face à la pénurie de médecins en général et de médecins homéopathes en particulier cette polémique est dommageable.

Nous devons nous entendre afin que nos enfants aient accès à cette thérapeutique que certains souhaiteraient voir disparaitre.

Sources: Egora .fr, SNMHF,

image: Web